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L'UVO, ou l'UMP valdoisienne

UVO Sarko BD

Pour les élections cantonales des 9 et 16 mars prochains, les candidats socialistes sont opposés à ceux de l’UVO, l’Union pour le Val d’Oise. De quoi s’agit-il ? D’un groupe politique au sein du conseil général qui se sert de cette appellation pour mieux taire son identité de droite et son appartenance à l’Union pour un Mouvement populaire de Nicolas Sarkozy.

Il est vrai qu’avec une inflation persistante, une croissance en berne, des caisses de l’Etat vides, une stagnation du pouvoir d’achat, des déficits records et un président à 38% dans les enquêtes d’opinions, la discrétion peut se comprendre.

Mais les citoyens, qui choisissent autant sur les convictions des candidats que sur l’action politique, ont le droit à une élection transparente et une confrontation démocratique claire.

Le président « UVO » du Conseil général, François Scellier, est député UMP de la sixième circonscription du Val d’Oise. La plupart des candidats « UVO » sont publiquement soutenus par des députés UMP, quand ils ne le sont pas eux-mêmes : A Cergy-Nord, Thierry Sibieude bénéficie du soutien du député UMP Axel Poniatowski, qui a par ailleurs épargné à une certaine Cécilia Sarkozy qu’elle vienne témoigner dans la commission sur les infirmières bulgares dont il est le rapporteur…A Villiers-le Bel, Sylvie Noachovitch était déjà candidate UMP à la législative. D’autres candidats, en plus d’être UMP, appartiennent à des clubs, comme Jean-Pierre Enjalbert à Saint-Prix, membre de Debout la République. Enfin l’invité du prochain meeting de campagne des candidats UVO aux cantonales n’est autre que François Loos, ancien ministre UMP des gouvernements Raffarin et De Villepin.

L’UVO, c’est l’UMP dans le Val d’Oise.


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